La mobilité est un droit, une liberté fondamentale pour chacun d'entre nous, la possibilité d'aller et venir, de nous rendre où bon nous semble, où nos besoins de travailler, d'aller faire des courses, de profiter de nos loisirs nous amènent à nous rendre. Mais aujourd'hui, dans nos villes, la priorité donnée à l'utilisation de la voiture (et des camions pour les marchandises) induit des nuisances devenues inacceptables pour notre santé (pollution de l'air, bruit, accidents de la route), pour l'image et la qualité de nos villes (espaces de tôles couvrant places et rues...), pour le développement économique (entravé par les embouteillages). De plus, la voiture consomme beaucoup d'énergie, si chère, si épuisable, avec ses effets induits de production de gaz à effet de serre.
Il nous faut donc repenser nos politiques de déplacements urbains en redonnant priorité à la ville, à la vie, grâce à d'autres modes de transports, comme la marche à pied, le vélo, les bus... De nombreuses villes ont su innover dans le monde depuis Curitiba au Brésil, en passant par Fribourg en Allemagne, ou tout simplement Nantes et Lyon en France. Profitons de ces expériences qui donnent plus de liberté de se déplacer dans un environnement plus sain.
Mais bien en amont, c'est la forme même de la ville qui va faciliter le choix de tel ou tel moyen de transports : des villes peu denses et étalées comme en Californie ou dans nos récentes extensions urbaines en Provence, amènent à se doter de routes et autoroutes. des villes plus compactes comme Zurich, Barcelone ou Grenoble sont plus à l'échelle du vélo ou plus adaptées à des transports collectifs rapides.